Téléréalité, cosmétiques et (bad) buzz… Comment Alix Earle a transformé son plus gros complexe en machine à succès
«Je suis une boss lady. » Dans la téléréalité Earle Meets World, disponible sur Netflix, Alix Earle présente un quotidien à l’image du personnage qu’elle s’est forgée sur les réseaux sociaux. D’un côté, la jeune femme qui a capitalisé sur son accessibilité, en parlant de tout (et de n’importe quoi) jusqu’à ses moindres complexes, sans filtre. De l’autre, la business woman devenue un poil moins accessible, entre collaborations, couvertures de magazine et soirées mondaines.
Une recette loin d’être révolutionnaire mais qui porte toujours ses fruits, à l’image de cette nouvelle téléréalité à son nom. Earle Meets World braque les projecteurs sur l’influenceuse, mais pas que. C’est tout un clan qui est mis dans la lumière, du père manager (tiens ?) aux sœurs avides de succès (ah ?) en passant par les dramas à n’en plus finir (eh dis donc !). Oui, on est bien sur un parfait remake de L’Incroyable Famille Kardashian, à une exception près… c’est qui Alix Earle ?
Une acné sévère comme clé du succès
Née dans le New Jersey, Alix est la fille de Thomas Earle et d’Alisa Maniaci, qui se séparent alors qu’elle n’a que 13 ans (un fait qui n’a rien d’anecdotique, mais on y reviendra). L’adolescente, qui grandit dans un environnement privilégié, suit une scolarité somme toute normale. Après le lycée, elle intègre l’université de Miami pour étudier le marketing, mais c’est sur TikTok que la jeune femme va finalement percer.
Au début, comme bon nombre de jeunes de sa génération, Alix Earle poste des vidéos de ses tenues ou de son quotidien avec ses amies. Elle rencontre un certain succès, sans plus, jusqu’à sa première grosse poussée d’acné. Ou devrait-on dire, jusqu’à ce qu’elle décide d’en parler. Sans filtre, la créatrice de contenu montre son visage recouvert d’acné, évoque le sujet dans une vidéo qui fait le buzz, et décline désormais son contenu autour de sa routine beauté. Il n’en faut pas plus pour voir grimper en flèche le nombre de ses abonnés.
Jusqu’à lancer sa propre marque de cosmétiques
L’influenceuse capitalise avec des vidéos « Get Ready With Me », dont elle est l’une des pionnières, que ce soit pour son quotidien, ses dates, ou ses soirées mondaines. De shorts en vidéos long format, la jeune femme raconte sa vie dans les moindres détails (c’est en tout cas ce qu’elle dit) tout en faisant sa skincare, et monte les échelons de la notoriété en un temps record. Puis déboule en pas chassés dans la version américaine de Danse avec les stars. Elle se hisse jusqu’à la finale, de quoi booster son ego et (encore plus) le nombre de ses followers.
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La créatrice de contenu enchaîne les couvertures de magazines, de Rollacoaster à Sports Illustrated Swimsuit en passant par le graal, le Time Magazine. En juillet dernier, elle y apparaît, très bien placée, dans la liste des cent créateurs les plus influents de l’année 2026. Une position de choix qui n’est pas sans lien avec le lancement de sa propre marque de cosmétiques, Reale Actives, quelques mois plus tôt. Laquelle « a réalisé un chiffre d’affaires d’un million de dollars dès les cinq premières minutes de son lancement, et a été en rupture de stock dès la fin de la journée », peut-on lire dans le magazine américain.
Une famille qui a tout pour plaire
Ce succès n’empêche pas - bien au contraire - les bad buzz. Une embrouille (dont personne ne comprend rien) avec la podcasteuse Alex Cooper, l’infidélité de son père, les critiques sur sa marque de cosmétiques… Tout y passe. « Les gens me sous-estiment ou pensent que je ne suis qu’une blonde idiote », regrette-t-elle dans le Time Magazine. Alors que certains perdent leur temps à la critiquer, la blonde poursuit, elle, tranquillou son ascension, sans changer sa recette initiale. Elle s’épanche toujours sur ses tourments amoureux, ses complexes, son anxiété, et ses problèmes familiaux, mais désormais elle le fait sur les réseaux sociaux et… sur Netflix.
Et en famille, s’il vous plaît, permettant au public de plonger un peu plus dans son intimité. La téléréalité débute d’ailleurs avec le déménagement d’Alix Earle, qui vient de rompre avec son petit ami Braxton Berrios. Une annonce qui donne lieu à des torrents de larmes, des remises en question, des débats familiaux (et bien sûr une rencontre due au pur hasard avec ledit ex-petit ami). Mais l’émission montre également ses embrouilles avec sa sœur, Ashtin Earle, aspirante influenceuse, et son désarroi (absolument pas surjoué, promis) alors qu’elle est contrainte de licencier sa meilleure amie.
Clou du spectacle, le programme revient (en boucle) sur la liaison de son père avec Ashley Dupré, devenue depuis sa belle-mère. Laquelle a été impliquée en 2008 dans l’affaire de prostitution ayant conduit à la démission d’Eliot Spitzer, alors gouverneur de New York. Bref, du pur crousti, digne des Kardashian, qui se déguste en un rien de temps au point d’attendre - déjà - la deuxième saison.
Source: 20 Minutes


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