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Volodymyr Zelensky : "Si Marine Le Pen vient en Ukraine, je pense qu'elle changera de position"

Volodymyr Zelensky : "Si Marine Le Pen vient en Ukraine, je pense qu'elle changera de position"

Dans sa première interview donnée à L’Express, en août 2022, Volodymyr Zelensky tirait les leçons de six mois de guerre, assurant vouloir "restaurer les frontières de l’Ukraine". Qui pouvait imaginer que c’est un président ukrainien encore en guerre qui s’exprimerait à nouveau dans nos colonnes, plus de quatre ans après ? Un chef de l’Etat empli de gravité, alors que les Etats-Unis de Donald Trump prennent une nouvelle fois le parti de l’agresseur, Vladimir Poutine, et autorisent l’importation de millions de tonnes de diesel russe. "La guerre pourrait s’arrêter si l’attitude des Etats-Unis à l’égard de Poutine cessait d’être accommodante", martèle-t-il, implorant son homologue américain de "changer de tactique" si ce dernier compte mettre fin à l’offensive russe de cette manière.

Outre un éventuel lâchage de la part des Etats-Unis, un autre nuage noir se forme à l’horizon : la possible élection en mai prochain en France de Marine Le Pen, qui a promis d’arrêter l’aide financière à l’Ukraine six mois après son arrivée à l'Elysée. Face à ce qui représenterait un immense danger pour la sécurité de notre continent, Volodymyr Zelensky explique pourquoi "l’Europe a besoin de l’Ukraine", qui aide notamment l'industrie de défense française à se perfectionner. Entretien exclusif.

L'Express : Le 19 octobre, Donald Trump a dit : "La Russie s’est bien comportée vis-à-vis de l’Ukraine. Ils n’ont pas fait grand-chose". Une semaine plus tard, on apprenait que les premiers tankers de diesel russes sont en route vers les Etats-Unis. Comment réagissez-vous à cette séquence ?

Volodymyr Zelensky : Si les frappes massives visant nos concitoyens, la mort des civils et les frappes sur les infrastructures énergétiques constituent, dans la conception des Etats-Unis, "un bon comportement", alors soit… Mais avant tout, la Russie est un occupant. Elle essaye de nous envahir depuis 2014, d’abord par une occupation rampante, puis par une guerre à grande échelle. Par conséquent, vous comprendrez que j’ai trouvé très étrange ce message au sujet d’un "bon comportement".

En ce qui concerne le diesel [NDLR : Donald Trump a suspendu les sanctions sur le diesel russe, permettant son importation aux Etats-Unis], je dirai deux choses : ce diesel ne voyage pas dans les airs, il passe par les eaux territoriales d’autres pays. Si tout le monde accepte que le diesel circule de la Russie vers les Etats-Unis, si cela convient aux autres partenaires, que pouvons-nous dire, que pouvons-nous faire ? Notre réponse est très simple : les Russes frappent nos infrastructures énergétiques, nous répondons car nous estimons que c’est juste. Nous ne pouvons pas soutenir cet accord sur le diesel qui permettra à la Russie de gagner de l’argent qui sera utilisé pour se renforcer et fabriquer des armes. Nous sommes reconnaissants aux Etats-Unis pour leur soutien bipartisan, des deux chambres et des deux partis. J’ai rencontré à plusieurs reprises le président Trump et cela a été constructif. Mais cet accord russo-américain nous affaiblit, il affaiblit l’Ukraine et donc toute l’Europe et, à coup sûr, cela ne renforcera pas les Etats-Unis.

Les Ukrainiens et les Européens pourront-ils une nouvelle fois raisonner Donald Trump ou celui-ci a-t-il franchi une étape irréversible en direction de Poutine ?

Plus de quatre ans après notre premier entretien, nous sommes toujours en train de parler de cette guerre et de la façon d’y mettre fin. Cette guerre à grande échelle est une tragédie. Incontestablement, la guerre pourrait s’arrêter si l’attitude des Etats-Unis à l’égard de Poutine cessait d’être accommodante. Du reste, d’autres pays entretiennent des rapports étroits avec la Russie, ce qui n’aide pas à stopper Moscou.

Ce qui peut arrêter l’agression du Kremlin, c’est la force, et quand je dis "force", je ne pense pas seulement à des actions militaires. La force peut avoir des formes différentes : la fourniture d’armes, des sanctions financières, des lois visant à empêcher le contournement des sanctions ou encore des actions diplomatiques visant à isoler politiquement la Russie, en ne l’invitant pas aux sommets prestigieux, par exemple. Cela, afin de lui signifier sa place de pays agresseur. Si la Russie arrête sa guerre, je suis persuadé que le monde entier voudra trouver des moyens de restaurer les relations avec elle. Mais établir aujourd’hui des liens économiques avec la Russie alors qu’elle occupe illégalement le territoire ukrainien me semble très étrange. Cela équivaut à soutenir cette occupation. Dès lors, nous aimerions beaucoup que le président des Etats-Unis comprenne que de simples bonnes paroles ne suffiront pas à convaincre Poutine de venir à la table des négociations, ni de mettre fin à son agression.

Comment expliquez-vous que Donald Trump fasse si souvent des concessions à Vladimir Poutine ?

Il me semble parfois que c’est une tactique : le président américain essaie d’arrêter l’agression de Poutine par des relations amicales. Dès le départ, le président Trump a fait preuve d’une certaine complaisance à l’égard de Poutine. Mais après un an et demi de mandat, force est de constater que cette attitude conciliante n’a pas arrêté la guerre. Je ne veux pas porter de jugement sur cette tactique du président Trump. Cela dit, si cette attitude chaleureuse n’est pas la manifestation d’un sentiment, mais une tactique, j’aimerais beaucoup que le président en change. En revanche, si Donald Trump a des relations particulières, véritablement personnelles et historiques avec Poutine, alors j’aimerais qu’il en use pour pousser Poutine à arrêter l’escalade dans son agression. Que celui-ci cesse les frappes sur les infrastructures énergétiques ; qu’il arrête de bloquer la mer Noire ; et qu’il donne aux pays africains et asiatiques l’accès au blé ukrainien, qui est actuellement bloqué.

Comment expliquez-vous l’obsession de Vladimir Poutine de conquérir et de détruire l’Ukraine ?

L’objectif de Poutine est de restaurer l’influence de l’URSS. Or, sans l’Ukraine, il ne le pourra pas. Sans l’Ukraine, il lui est impossible de restaurer l’empire et d’exercer son influence sur le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan. Sa priorité, c’est l’Ukraine, puis la Biélorussie et le Kazakhstan. Ce sont les pays clés. Quelles étaient les républiques les plus influentes à l’époque soviétique ? Où se trouvaient la production et les ingénieurs, qui représentaient le vivier des cadres dirigeants de l’Union soviétique ? D’où venaient les futurs diplomates ? [NDLR : cœur technologique et scientifique de l’URSS, l’Ukraine a également "produit" de nombreux cadres politiques]. Voilà pourquoi Poutine est si menaçant avec l’Otan. Certaines anciennes républiques socialistes font aujourd’hui partie de l’UE et de l’Otan. Pour les faire revenir dans son giron, Poutine veut rétablir la configuration de sécurité qui existait jadis et restaurer l’influence de ce qui serait une Union soviétique moderne.

Son obsession pour l’Ukraine a-t-elle changé depuis le début de la guerre ?

Non. Son objectif est toujours le retour de l’empire, même si ces mots peuvent paraître grandiloquents. Prêtez attention à ce qu’il dit : la plus grande catastrophe du XXe siècle n’est pas, pour lui, la Seconde Guerre mondiale, ce n’est pas non plus le nazisme comme la personnification du mal, mais l’effondrement de l’Union soviétique. Autrement dit, cette obsession l’anime depuis longtemps. Mais il ne pouvait pas le dire publiquement [NDLR : au début des années 2000 lorsqu’il devient président], car il n’avait, à l’époque, pas suffisamment d’influence et qu’il tentait alors de faire passer la Russie pour une pseudo-démocratie. Mais après vingt-cinq ans de mandat, d’expérience et d’influence ; après vingt-cinq ans de contrôle total de l’information, de la population, de la production et des organes de protection de l’ordre ; et après avoir construit cette verticale du pouvoir, il tente maintenant de réaliser son objectif, à savoir l’occupation totale de l’Ukraine, la destruction de notre identité et la domination de la Russie sur tout notre territoire, tout en envisageant l’occupation d’autres anciennes républiques de l’URSS, qui sont aujourd’hui des pays indépendants.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son bureau à Kiev lors de son entretien avec L'Express le 27 octobre 2026
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son bureau à Kiev lors de son entretien avec L'Express le 27 octobre 2026

A quel point la volonté de faire du business avec la Russie entre-t-elle en ligne de compte pour Trump ?

La Russie ne mène pas la guerre seulement contre nous. Elle a démarré une guerre hybride contre l’Europe depuis longtemps : influence sur les électeurs, sur l’expression de la volonté populaire, attaques informationnelles, cyberattaques, désinformation… La Russie est aussi active dans les pays de l’Amérique latine et en Afrique. Partout, elle exerce son influence par les armes et par l’information. Mais le business est également un levier important pour la guerre. Car plus il y a de business, plus il y a d’influence. Peut-on accepter de mener des affaires avec un Etat agresseur ? Non. Il faut n’en faire aucune, parce que c’est dangereux. L’agresseur gagne de l’argent et dépense cet argent pour la guerre. Guerre contre l’Ukraine et, je le répète, guerre informationnelle contre l’Europe.

Continuez-vous à recevoir des armes américaines achetées par les Européens ? Que se passerait-il si les Etats-Unis arrêtaient leurs livraisons ?

Merci pour cette question. Aujourd’hui, nous bénéficions du programme Purl [NDLR : mécanisme en place depuis juillet 2025 entre les Etats-Unis et l’Otan pour accélérer les livraisons d’armes], qui nous permet de financer l’armement en provenance d’Europe et d’autres pays. Pour la défense antiaérienne, il s’agit de missiles antibalistiques Patriot PAC-2 et PAC-3, achetés essentiellement aux Etats-Unis (car ils n’existent pas en quantités suffisantes en Europe). Le programme Purl nous permet d’acheter aux Etats-Unis ce qui manque en Europe, mais avec un financement européen. Et nous sommes reconnaissants à l’Europe de son aide financière. Mais nous ne recevons rien gratuitement des Etats-Unis. Nous nous appuyons aussi sur notre propre production d’armes. Notre production technologique militaire – Miltech - a connu un développement très important.

Qu’attendez-vous des Européens ? Craignez-vous qu’ils vous abandonnent ?

Nous sommes en guerre et nous comptons sur toute aide. Mais en temps de guerre, il doit y avoir un îlot de stabilité. Pour nous, c’est l’Europe qui, dans sa majorité, soutient l’Ukraine. Nous comptons beaucoup sur elle. Mais je pense aussi que l’Europe a besoin de l’Ukraine. Nous partageons notre expérience de la guerre. Si, au début du conflit, nos militaires étaient entraînés en Europe, c’est aujourd’hui nous qui menons les entraînements, nous qui partageons et diffusons notre expérience dans les domaines de la lutte radio-électronique, des systèmes robotisés terrestres, des drones, des missiles et de la lutte contre les missiles balistiques. Nous partageons aussi notre expérience de la décentralisation énergétique avec l’Europe, qui bénéficie de notre savoir-faire sans être engagée dans cette guerre. Cela aussi, c’est exceptionnel.

Que peuvent apprendre les Ukrainiens aux Européens, et plus particulièrement aux Français ?

Nous pouvons leur apprendre comment mieux utiliser les Mirage français, avec notre expérience du champ de bataille ; comment utiliser les systèmes de défense antiaériens français (SAMP/T) ; comment, dans différentes conditions de guerre moderne, vos chars légers fonctionnent contre les drones et d’autres armements russes ; ou encore, comment fonctionnent les canons Caesar et les systèmes d’artillerie de calibre 155. Tous ces armements étaient présents, au début de la guerre, sur le champ de bataille et ils ont été améliorés grâce à nos retours d’expérience. Soulignons que ces équipements ont bénéficié d’une grande visibilité dans le monde entier, à l’image des Caesar ou des Mirage, dont nous vantons ouvertement les performances. Résultat, ces armements sont aujourd’hui très demandés, les carnets de commandes sont pleins. Et c’est normal : vous nous avez aidés. Et nous, nous avons fait de la publicité aux produits français ! Aujourd’hui, nous parlons des Rafale [NDLR : Kiev a prévu d’acheter 16 chasseurs Rafale], ce qui incite de nombreux pays à en vouloir aussi. A ma connaissance, il y a vingt ans d’attente pour acquérir des Rafale. C’est formidable pour l’industrie française, ce sont des emplois et des impôts payés en France. Et c’est parfaitement juste.

La Russie menace toute l’Europe. Si un homme politique ne le comprend pas, c’est dommage

Comment cette guerre peut-elle finir ? Est-ce possible tant que Vladimir Poutine est au pouvoir ?

L’Ukraine souhaite aujourd’hui une désescalade, quelle qu’elle soit. Les deux parties doivent faire preuve de leur volonté de mettre fin à la guerre. La guerre peut s’arrêter demain, et je le dis sérieusement : demain, si les parties décident d’un cessez-le-feu. La fin de la guerre ne tient qu’à ça : un ordre militaire concret, que le commandant en chef de chaque armée donne à son armée. Cet ordre ne laisse aucune place à l’interprétation : il s’agit de cesser le feu, de cesser les combats. Certes, ce ne serait pas la fin définitive de la guerre, mais en comparaison avec les années précédentes, ce serait pour le monde entier un signal que l’on s’approche de la paix. Un cessez-le-feu signifierait que l’on passe à l’étape suivante, à savoir la diplomatie. S’il est assorti de garanties de sécurité, ce sera également un signal pour les milieux d’affaires : ils pourront revenir en Ukraine pour investir dans sa reconstruction. Mais ce sera dans un second temps.

Marine Le Pen a déclaré qu’elle cesserait d’aider financièrement l’Ukraine si elle devenait présidente. Si vous étiez face à elle, que lui diriez-vous ?

Sans aide, l’Ukraine aura moins de chances de tenir. Si l’Ukraine tombe, la Russie se rapprochera de l’UE, et donc de la France. C’est un risque. Vous voyez la distance que peut parcourir un drone russe ? Et un missile russe ? Regardez : ils sont déjà à Leipzig, ils tombent en Allemagne, franchissent l’espace aérien de la Pologne, de la Roumanie, etc. Je pense qu’il n’y a pas d’exception pour la Russie. Moscou fait exprès d’effrayer les pays européens, c’est une pression psychologique pour que l’Europe diminue son aide à l’Ukraine.

Et si la Russie se met à exiger que l’Europe aide moins l’Ukraine, cela aura comme conséquence qu’elle sera plus forte. Et l’Europe sera encore plus en danger. J’ai eu toutes sortes de discussions avec les Etats-Unis. Au début de son mandat, le président Trump et son vice-président J.D. Vance répétaient qu’il fallait trouver le moyen de mettre fin à la guerre - et de moins aider l’Ukraine. Mais cela ne fonctionne pas comme ça avec les Russes. Regardez vous-même : les Etats-Unis - qui sont nos partenaires et nous leur en sommes reconnaissants - ont réduit leur aide à l’Ukraine. Est-ce que cela a arrêté Poutine ? Non, bien au contraire. J’avais déjà dit à nos partenaires américains que l’on ne peut pas savoir comment arrêter les Russes si l’on n’a jamais mis les pieds en Ukraine. A l’époque, j’avais invité les Américains. Et récemment, j’ai entendu Madame Le Pen dire qu’elle serait prête à venir. Alors oui, qu’elle vienne, qu’elle voie notre population, qu’elle déambule, qu’elle interroge ceux qu’elle croise, comment les gens vivent, ce qu’ils pensent de Poutine. Je pense qu’elle changera sa position.

Vous avez invité Marine Le Pen en Ukraine ?

Je crois que je viens de le faire.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son bureau à Kiev lors de son entretien avec L'Express le 27 octobre 2026
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son bureau à Kiev lors de son entretien avec L'Express le 27 octobre 2026

Plus globalement, la montée de l’extrême droite en France et en Europe vous inquiète-t-elle ?

Le choix de tel ou tel dirigeant appartient exclusivement à votre peuple. A titre personnel, je peux dire que j’ai de bonnes relations avec les leaders du monde entier, de gauche comme de droite. Sur la question de l’Ukraine, tout le monde s’efforce d’être pro-ukrainien. Dans un même pays, les différentes forces politiques, qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition, se rejoignent toutes sur le sujet ukrainien, car c’est une question de sécurité. Peu importe que l’on soit de gauche ou de droite, que l’on soit conservateur ou libéral : la Russie est une menace pour tout le monde. Ses missiles ne choisissent pas qui frapper. Ils tuent des gens de gauche comme de droite. C’est pourquoi j’aimerais bien que la question ukrainienne ne divise pas en fonction des partis ou des opinions politiques, mais que tout le monde se concentre sur le fait que la vie humaine est unique.

Et Jean-Luc Mélenchon, que lui diriez-vous ?

Je ne sais pas. Je ne l’ai jamais rencontré, je n’ai jamais échangé avec lui. Je ne connais pas ses opinions réelles. Sa rhétorique à notre égard n’est, à l’évidence, pas positive, mais c’est une rhétorique politique et publique. Mais regardez : la Russie menace toute l’Europe. Si un homme politique ne le comprend pas, c’est dommage. Pourquoi ? Parce que des élections ne durent pas, alors qu’une menace peut durer toute une vie. Tout le monde pensait que la guerre serait courte. Certains nous donnaient trois jours avant d’être occupés. Et nous, nous pensions tous que le monde entier allait nous aider à arrêter Poutine ! Et voilà que la guerre dure depuis cinq ans. Je pense que tout homme politique français doit comprendre cela.

Avez-vous un message à transmettre aux Européens, et aux Français en particulier, à quelques mois d’élections cruciales ?

Nous vous souhaitons la paix, nous voulons surtout que le choix des Français soit véritablement leur choix. Je pense qu’il faut veiller à ce que la Russie n’intervienne pas dans vos élections, que la Russie ne puisse pas influencer vos leaders politiques et que les Français sachent distinguer les représentants politiques indépendants de ceux qui sont dépendants de quelqu’un ou de quelque chose. Il est très important de garder à l’esprit que l’influence de la Russie n’est pas seulement politique, mais aussi technologique, par ses bots, son espace informationnel et ses narratifs. L’essentiel est que la France choisisse en toute indépendance de la Russie.

Quelles sont les raisons d’espérer pour l’Ukraine, après presque cinq ans de guerre ?

Qu’est-ce qui permet de garder l’optimisme ? Le fait que nous ne sommes pas seuls. Que nous avons à nos côtés l’Europe, les Américains et d’autres pays du monde qui nous soutiennent vraiment. L’optimisme est maintenu par la foi en la vérité. Celui qui est dans le vrai finira toujours par gagner. Nous sommes absolument certains de notre vérité, nous sommes certains que la Russie est un pays agresseur et j’espère que l’Ukraine, avec l’aide du monde, apportera de la stabilité au continent européen pour de longues années. Je souhaite à la France la stabilité, le calme et la paix. Que Dieu vous garde.

Source: L’Express

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