Manifestation contre la vie chère à Besançon : 4 000 participants et une fin de cortège tendue
Près de 4 000 personnes ont défilé à Besançon ce samedi 7 novembre contre la vie chère et pour la défense des services publics, lors d'une mobilisation marquée par des tensions en fin de journée.
- Près de 4 000 manifestants ont pris part à une marche de protestation contre la hausse du coût de la vie à Besançon.
- Le cortège a longé la périphérie de la ville, évitant le centre historique soumis à une interdiction et placé sous haute protection policière.
- Des échauffourées et des tensions sont survenues peu avant 17 heures, incitant les forces de l'ordre à faire usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule.
Plusieurs milliers de manifestants ont battu le pavé dans les rues de Besançon, ce samedi 7 novembre, pour protester contre la vie chère et réclamer la défense des services publics. En dépit de l'interdiction d'accès maintenue pour le centre-ville historique, le cortège a circulé le long des contours extérieurs de « la Boucle » dans une ambiance globalement calme, avant qu'une fin de journée ne soit marquée par des heurts et des tensions.
Parcours du cortège et dispositif de sécurité renforcé
Le défilé est parti à 14 heures précises du parc des Glacis, contournant le cœur de ville étroitement ceinturé par les forces de l'ordre. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, avait indiqué samedi matin s'attendre à une mobilisation « de moindre ampleur » au regard du faible nombre d'appels sur les réseaux sociaux, sans pour autant exclure des surprises, soulignant que ce genre de mouvement citoyen reste souvent « imprévisible ».
De l'autre côté du Doubs, de nombreux commerçants avaient pris des dispositions préventives en fermant et en protégeant leurs devantures. Pour autant, le centre-ville est resté paisible grâce à l'arrêté préfectoral d'interdiction, tandis que le cortège respectait son itinéraire périphérique de manière ordonnée au fil des premières heures.
Usage de gaz lacrymogène pour disperser le rassemblement
D'après les estimations de terrain confirmées par la préfecture vers 17 heures, le nombre de manifestants a culminé à environ 4 000 personnes au plus fort de la mobilisation. Peu avant 17 heures, les forces de l'ordre ont été contraintes d'effectuer des tirs de gaz lacrymogène afin d'empêcher des velléités de pénétration vers l'hypercentre, particulièrement aux abords du pont Battant, de la rue Jouffroy-d'Abbans et de la rue de la Madeleine, entraînant un climat électrique lors de la dispersion des manifestants.
Critiques des politiques fiscales et sociales
La manifestation a mobilisé des profils variés, à l'instar d'une enseignante brandissant une pancarte interpellant le président Emmanuel Macron pour fustiger des choix fiscaux favorisant les ménages les plus aisés au détriment des services publics. Cette dernière a mis en avant des données émanant d'organisations comme Oxfam et l'Institut Montaigne, faisant état d'un manque à gagner d'environ 60 milliards d'euros par an pour les caisses publiques du fait des avantages fiscaux accordés aux hauts patrimoines, estimant par ailleurs que le remplacement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) a coûté à lui seul trois milliards d'euros.
Bien que des appels à se rassembler place de la Révolution aient circulé en amont, le déploiement sécuritaire massif a empêché tout attroupement sur ce secteur. Cette journée de contestation survient peu après la mobilisation nationale du 5 novembre, qui avait rassemblé près de 9 000 participants dans les artères de Besançon.
Source: France 3





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