8 novembre 2026
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Manifestations en France : baisse de la mobilisation à Poitiers et La Rochelle, mais les manifestants restent déterminés à poursuivre le mouvement

Pour le quatrième week-end consécutif, des rassemblements ont eu lieu dans le Poitou-Charentes, enregistrant une affluence en baisse mais une détermination intacte des manifestants.

Manifestations en France : baisse de la mobilisation à Poitiers et La Rochelle, mais les manifestants restent déterminés à poursuivre le mouvement
⚡ En bref
  • Baisse notable du nombre de participants aux défilés du 7 novembre à Poitiers et La Rochelle par rapport aux rassemblements précédents.
  • La marche de La Rochelle a été marquée par une minute de silence en hommage à la victime de l'attaque raciste de Trappes et par des tensions à proximité d'une zone commerciale.
  • Les manifestants réitèrent leurs revendications sociales et leur pouvoir d'achat, sur fond d'un large scepticisme quant aux résultats de la réunion prévue à Matignon.

Pour la quatrième semaine consécutive, les manifestations de protestation se sont poursuivies dans plusieurs régions françaises, notamment en Poitou-Charentes. Bien que la dynamique du mouvement ait semblé marquer le pas avec des cortèges moins fournis que les semaines précédentes, les participants descendus dans la rue ont affirmé leur détermination à maintenir la pression et leur refus de renoncer.

Ces rassemblements interviennent trois semaines après les défilés du 17 octobre, qui avaient rassemblé entre 550 000 et 800 000 personnes à travers la France, deux jours seulement après une vaste mobilisation et une journée de grève générale à l'appel de l'intersyndicale, et à deux jours d'une réunion très attendue réunissant les syndicats, le patronat et le Premier ministre.

La Rochelle : cortège libre et hommage à la victime de l'attentat de Trappes

À La Rochelle, près de 2 000 personnes selon les estimations de la presse se sont rassemblées sur le parvis de la gare, point de départ habituel, tandis que la préfecture en a dénombré environ 900. Le rassemblement a débuté par un vote direct pour décider du parcours ; les présents ont ainsi préféré une marche à un rassemblement statique et ont décidé de se diriger vers le centre-ville et le Vieux-Port, en dépit d'un arrêté officiel d'interdiction.

Au cours de leur traversée de la rocade de la ville, sous encadrement des forces de l'ordre, les manifestants ont observé une minute de silence en mémoire de Bingo Boussio Ouanghi, tué le 23 octobre dernier à Trappes dans le cadre d'un attentat terroriste raciste, suivie par l'hymne national français, « La Marseillaise ». Les motivations des participants étaient multiples, oscillant entre le rejet de l'extrême droite, la revalorisation des salaires et du SMIC, et la taxation des grandes fortunes. Plus tard, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour empêcher un groupe de manifestants de pénétrer dans la zone commerciale de Beaulieu à Puilboreau, avant que le cortège ne se disperse.

Poitiers : baisse de la participation et heurts aux gaz lacrymogènes

À Poitiers, le cortège s'est élancé samedi après-midi de la porte de Paris en direction du centre-ville. Cette manifestation a enregistré la participation d'environ 600 personnes, un chiffre nettement inférieur à la foule estimée entre 4 600 et plus de 10 000 manifestants deux jours auparavant. Malgré ce recul, de nombreux manifestants, parmi lesquels des étudiants, des enseignants universitaires et des salariés, ont contesté l'idée d'un essoufflement du mouvement, estimant que les vacances scolaires et l'usage répété de gaz lacrymogène avaient contribué à une baisse temporaire de la participation.

À l'arrivée du cortège au centre-ville de Poitiers, à proximité de l'hôtel de ville et de la préfecture vers 16 heures, de nouveaux heurts ont éclaté avec les forces de l'ordre, qui ont tiré des grenades de gaz lacrymogène pour disperser les contestataires, notamment rue Magenta.

Revendications sociales et faible attente envers les négociations à Matignon

Les manifestants à Poitiers ont brandi des pancartes et scandé des slogans dénonçant la cherté de la vie, la hausse des prix du carburant, la dégradation du marché du travail, une réponse policière jugée disproportionnée, ainsi que l'inquiétude pour l'avenir de la jeunesse et des étudiants. Concernant la réunion prévue lundi à l'hôtel de Matignon entre les représentants syndicaux, le patronat et le Premier ministre, la plupart des manifestants se sont montrés très sceptiques, n'attendant aucun résultat tangible et affirmant que la présence sur le terrain, dans la rue, reste le seul moyen de faire entendre leur voix et d'obtenir un changement.

Source: France 3

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