Mélenchon depuis Le Bourget : attachés au changement radical et à la lutte contre le racisme et les violences policières
Devant plus de 20 000 partisans réunis au Bourget, Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé sa ligne politique radicale, dénonçant la fin de règne d'Emmanuel Macron, les violences policières et le racisme.
- Jean-Luc Mélenchon refuse d'édulcorer son programme, affirmant devant plus de 20 000 partisans la nécessité d'un changement radical et global.
- Le discours s'est ouvert par une minute de silence en hommage à Pinho Bousseau Wangui, victime de récentes attaques à caractère raciste dans les Yvelines.
- De vives critiques ont été portées contre le pouvoir d'Emmanuel Macron et « la brutalité des violences policières », tout en ciblant l'extrême droite qui n'a « d'autre projet que le racisme ».
Devant une foule nombreuse réunie au Parc des expositions du Bourget, en banlieue parisienne (Seine-Saint-Denis), Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, a affirmé son attachement indéfectible à sa ligne politique radicale, sans le moindre recul. Devant plus de 20 000 partisans et sympathisants, selon les estimations des organisateurs, Mélenchon a assuré qu'il ne suivrait pas les conseils des commentateurs politiques l'invitant à modérer son discours et à édulcorer ses propositions pour séduire un public plus large, déclarant : « Je ne ferai pas cela... La seule chose raisonnable que je vous propose, c'est qu'il faut tout changer. »
Hommage à une victime d'une attaque raciste et lutte contre la haine
Le leader de gauche a ouvert son allocution par un geste de solidarité vivement salué par l'assistance, en observant une minute de silence en hommage à la mémoire de Pinho Bousseau Wangui, tué lors d'attaques à caractère raciste survenues à Trappes et à La Verrière, dans le département des Yvelines, et dont les obsèques coïncidaient avec le jour du meeting politique. Cette initiative est venue réaffirmer la ferme opposition du mouvement face aux crimes de haine et au racisme qui inquiètent les habitants des banlieues et les communautés étrangères en France.
Vives critiques du pouvoir macroniste et dénonciation des violences policières
Mélenchon a vivement critiqué les années de gouvernance du président français Emmanuel Macron, qualifiant la période actuelle de « moment étrange », d'« agonie de la macronie » et de « fin de règne lugubre », pointant du doigt la colère grandissante au sein de la jeunesse et de larges pans de la classe ouvrière. Il a également fustigé la gestion sécuritaire des mouvements de contestation, estimant que la réponse du pouvoir aux revendications sociales s'est incarnée dans « la brutalité des violences policières ».
Mélenchon n'a pas manqué non plus de lancer de sévères attaques contre le Rassemblement national (extrême droite), assurant que ce courant politique « n'a pas d'autre idée réelle de l'État que le racisme ».
Un programme politique alternatif et une contestation en marge
Ce meeting politique a coïncidé avec la parution en librairie de la nouvelle version du programme présidentiel de La France insoumise, intitulée « L'Avenir en commun », qui comprend 1 069 propositions dans divers domaines sociaux, économiques et environnementaux. Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, a précisé à la presse que ce projet maintenait le cap d'une « rupture totale » avec les politiques actuelles, tout en renforçant la prise en compte de problématiques urgentes telles que les maladies liées à la dégradation écologique.
En marge du meeting, les abords du site ont été marqués par la présence de membres du collectif « Nous Vivrons », qui ont organisé une manifestation à l'entrée du Parc des expositions, scandant des slogans accusant le leader de La France insoumise d'antisémitisme et de tenir des propos controversés et diviseurs.
Source: France Info





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