7 novembre 2026
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France : 146 000 manifestants contre la vie chère, important dispositif de sécurité et des centaines d'interpellations

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à travers la France pour le quatrième samedi consécutif contre la vie chère, dans un climat marqué par un déploiement policier massif et 360 interpellations.

France : 146 000 manifestants contre la vie chère, important dispositif de sécurité et des centaines d'interpellations
⚡ En bref
  • Divergence dans les chiffres de mobilisation : 146 000 manifestants recensés par le ministère de l'Intérieur, contre 250 000 selon l'intersyndicale de jeunesse.
  • Mobilisation de près de 70 000 membres des forces de l'ordre, se soldant par 360 interpellations et des contrôles préventifs visant environ 40 000 personnes dans les gares et sur les axes routiers.
  • Appel à une nouvelle journée de grève dans le secteur de l'éducation le mardi 10 novembre, en parallèle d'une conférence sociale prévue à l'hôtel de Matignon.

De nouvelles manifestations se sont déroulées le samedi 7 novembre à travers la France sous le mot d'ordre « pour la jeunesse et contre la vie chère », marquant le quatrième samedi consécutif de mobilisation sociale depuis le 17 octobre. Le ministère de l'Intérieur a recensé 146 000 manifestants à l'échelle nationale, dont 46 000 dans la capitale parisienne, tandis que l'intersyndicale de jeunesse (regroupant des organisations étudiantes et lycéennes telles que l'Unef, la Fage, l'Union étudiante et l'USL) a estimé la participation à environ 250 000 personnes, dont 75 000 à Paris.

Dispositif sécuritaire massif et contrôles étendus dans les transports

Ces défilés ont coïncidé avec un déploiement policier d'envergure destiné à encadrer les cortèges et à sécuriser les infrastructures stratégiques ; les autorités ont ainsi mobilisé près de 70 000 policiers et gendarmes, épaulés par 25 blindés Centaure et 15 engins lanceurs d'eau. Selon un bilan national provisoire communiqué par le ministère de l'Intérieur, 360 interpellations ont été effectuées jusqu'à 19 heures, tandis que près de 40 000 personnes ont fait l'objet de contrôles et de fouilles préventives dans les gares et sur les axes menant aux centres-villes, sur instruction du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, perturbant ainsi la circulation des usagers et des riverains.

Parcours des cortèges et tonalité de la contestation

À Paris, le cortège unitaire rassemblant organisations de jeunesse et unions syndicales régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires et CFDT) s'est élancé de la place de la République en direction de la place de la Nation, dans une ambiance globalement calme. Plusieurs participants au rassemblement, parmi lesquels des retraités, des machinistes de bus et des parents d'élèves, ont témoigné de l'érosion de leur pouvoir d'achat, de la pression économique et de la hausse des difficultés au quotidien.

Parallèlement, des groupes rattachés aux « Gilets jaunes » ont tenté de rallier la place de la Concorde malgré un arrêté préfectoral d'interdiction, conduisant les CRS à encercler plusieurs dizaines d'entre eux et à interpeller l'une des figures du mouvement à proximité de l'Assemblée nationale. À Marseille, le défilé a revêtu un caractère plus festif, des milliers de participants s'appuyant sur la musique et l'expression artistique pour porter leurs revendications sociales et afficher leur solidarité avec les étudiants et les contestataires face à la hausse des coûts du quotidien.

Semaine décisive : conférence sociale et grève annoncée

Cette mobilisation populaire intervient avant des échéances clés, à commencer par la conférence sociale programmée le lundi 9 novembre au matin à l'hôtel de Matignon en présence des partenaires sociaux et du patronat, suivie d'échanges spécifiquement consacrés aux organisations de jeunesse. En guise de montée en puissance, une intersyndicale incluant des syndicats enseignants comme le Snes-FSU a appelé à une journée de grève et à de nouvelles manifestations dans les établissements scolaires et universitaires le mardi 10 novembre, afin de maintenir la pression sur le gouvernement au sujet des rémunérations et des conditions d'études et de travail.

Source: RFI

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