6 novembre 2026
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Matignon : une conférence sociale d’urgence lundi prochain pour aborder la question des salaires et du pouvoir d’achat en France

Matignon a annoncé la tenue d'une conférence sociale d'urgence lundi prochain, réunissant syndicats et patronat sous la présidence de Sébastien Lecornu, afin d'apporter des réponses concrètes sur les salaires et le pouvoir d'achat.

Matignon : une conférence sociale d’urgence lundi prochain pour aborder la question des salaires et du pouvoir d’achat en France
⚡ En bref
  • Matignon accueillera lundi une conférence réunissant syndicats et patronat pour apporter des réponses concrètes sur le pouvoir d'achat.
  • De fortes revendications syndicales réclament une hausse du Smic de 100 euros ou de 10 %, ainsi que son indexation sur l'inflation.
  • Le ministre du Travail assure qu'une revalorisation des salaires n'est pas un tabou, tout en appelant à la prudence quant à son impact sur l'emploi.

L'Hôtel de Matignon a annoncé que Sébastien Lecornu présidera lundi prochain une « conférence sociale » réunissant les organisations syndicales et patronales, avec pour objectif d'« apporter des réponses concrètes sur les questions de pouvoir d'achat et de salaires », au terme d'une journée de grèves et de manifestations à travers la France à l'appel des syndicats pour dénoncer la dégradation des conditions de vie.

Des consultations intenses avant l'ouverture de la conférence

Dans le cadre des préparatifs en cours, Sébastien Lecornu a demandé au ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, de clore d'ici dimanche les concertations menées depuis plusieurs jours avec les partenaires sociaux, tandis que le ministre du Travail et des Comptes publics, David Amiel, poursuit ses discussions avec les représentants de la fonction publique afin de rapprocher les points de vue et de trouver un terrain d'entente apaisant les tensions sociales.

Des revendications syndicales fermes

Les dirigeants de la CFDT et de la CGT ont réitéré jeudi leur exigence d'une revalorisation réelle et substantielle du Smic, ainsi que de l'élargissement de ces hausses à l'ensemble des grilles salariales. De son côté, Frédéric Souillot, secrétaire général de Force ouvrière (FO), a déclaré sur l'antenne de BFMTV : « Plus personne ne peut vivre aujourd'hui avec moins de 2 000 euros », précisant en avoir déjà fait part à Sébastien Lecornu et prévenant que « plus on attend pour traiter le problème, plus la note sera salée à la fin ».

La CFDT, premier syndicat français, réclame une hausse nette de 100 euros du salaire minimum, tandis que la CGT préconise une augmentation générale de 10 % des salaires, assortie de leur réindexation sur les prix à la consommation afin de faire face à l'inflation persistante qui pèse lourdement sur le budget des ménages et des salariés résidant en France.

Position du gouvernement et inquiétudes pour l'emploi

De son côté, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a précisé avoir établi avec les syndicats et le patronat des « règles communes de travail » incluant le dossier du Smic. Il a affirmé qu'évoquer une revalorisation n'était pas un « tabou », tout en soulignant l'obligation pour le gouvernement de demeurer vigilant quant aux répercussions potentielles d'une hausse non maîtrisée sur les niveaux d'emploi. Le ministre a appelé à la négociation au sein des branches professionnelles afin de rehausser les minima conventionnels, parfois inférieurs au Smic légal, et à dynamiser les négociations annuelles obligatoires en entreprise.

Il convient de rappeler que le salaire minimum fait l'objet de revalorisations automatiques régulières indexées sur l'inflation, mais qu'il n'a bénéficié d'aucun coup de pouce exceptionnel de la part de l'État depuis 2012. Ces initiatives interviennent après trois week-ends consécutifs de mobilisation contre la « vie chère », avant que les grèves ne s'étendent jeudi aux salariés des secteurs public et privé, rejoints par des collectifs de jeunes mobilisés depuis la mi-septembre sur leurs conditions d'études ainsi que par des militants des « Gilets jaunes ».

Source: Le Figaro

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